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Journée d’études sur le capitalisme cognitif | GRM

Samedi 7 octobre | Bruxelles

Le dernier numéro des Cahiers du Groupe de Recherches Matérialistes, intitulé « Travail immatériel et immesurable ? Perspectives féministes et nouvelles antinomies du capitalisme contemporain », avait pour objectif d’investiguer les rapports complexes entre mesurabilité et matérialité du travail dans le capitalisme contemporain, en mobilisant les ressources du féminisme matérialiste (S. Federici et L. Fortunati), des travaux portant sur le travail « de service » (Paola Tabet), le « travail de care » (Pascale Molinier), ou encore sur le travail « considéré comme féminin » (Jules Falquet). Il s’y agissait entre autres de saisir l’oscillation, propre à certaines activités et pratiques qualifiées d’« affectives », de « soin » ou de « domestiques », entre leur inscription dans le processus de valorisation du capital et l’excès qu’elles semblent incarner face à toute norme « objective » de la production de valeur.

GRM poursuit ce chantier de réflexion sur les antinomies du capitalisme contemporain, à partir des travaux portant sur le « travail immatériel » (A. Gorz), sur le « capitalisme cognitif » (Y. Moulier-Boutang), ou encore sur l’« économie de l’attention » (Yves Citton, Bernard Stiegler). Ces diverses théories pointent vers une tension similaire entre mesure et démesure du travail, repérée à la fois dans l’idée d’un excès « ontologique » de la connaissance par rapport à la forme-marchandise des activités humaines et/ou dans le phénomène contemporain d’un travail « distribué » sur un réseau d’acteurs collectifs disséminé dans l’ensemble de la société.

PROGRAMME

  • 9h15 : Introduction
  • 9h30 : Andrea Cavazzini et Alain Loute, Le capitalisme cognitif : un stade du capitalisme pur ?
  • 10h30 : Fabrizio Carlino, Mesure, valeur et reproduction de la force de travail : quelques remarques sur « le nouveau rapport capital/travail »
  • 11h30 : pause
  • 11h45 : Tyler Reigeluth, Aliénation, travail et culture technique chez Simondon.
  • 12h45 : déjeuner
  • 14h : Nathalie Grandjean, Transplanter André Gorz chez Donna Haraway : vers une permaculture des savoirs.
  • 15h : Atelier de lecture autour du « fragment sur les machines » de Marx et de sa réception.
  • 17h : Informations diverses
  • 17h30 : fin des travaux

L’atelier de lecture prévu de 15h à 17h portera sur :
- des passages des Grundrisse de Marx correspondant au texte connu sous le nom de « Fragment sur les machines » (Marx, Manuscrits de 1857-1858 dits « Grundrisse », édité sous la responsabilité de J.-P. Lefebvre, Paris, Editions Sociales, 2011, 650 à 655 et pp. 660 à 662) ;
- l’article « Marx et les limites du capitalisme : relire le « fragment sur les machines » de Riccardo Bellofiore et Massimiliano Tomba publié dans la revue période et accessible à l’adresse suivante :http://revueperiode.net/marx-et-les-limites-du-capitalisme-relire-le-fragment-sur-les-machines/

- Quand ? Samedi 7 octobre 2017 à 9h15
- Où ? Salle Jeanne, 15e du bâtiment S, Université Libre de Bruxelles,
44 avenue Jeanne, 1050 Ixelles
- Plus d’infos : https://grm.hypotheses.org/1670

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