Le groupe de travail appelé “PUNCH” – Pour Un Numérique Critique et Humain, composé par La Concertation – Action Culturelle Bruxelloise, Action Médias Jeunes, le Centre Librex, le CESEP, le CFS-ep, Culture & Démocratie, le Gsara, la Maison du Livre, et PointCulture Bruxelles, a initié en 2015 une série de conférences sur le numérique. L’objectif de ce cycle est de mettre en place une dynamique pour que tout le secteur puisse s’approprier de manière créative les problématiques liées à l’environnement numérique.

Le cycle s’adresse aux travailleurs du secteur culturel au sens large mais est bien entendu également ouvert à tout public intéressé par ces questions.

Prochaine rencontre “Art infirmier et Numérique ” le 18/05 de 10h30 à 12h30 @ PointCulture Bruxelles.

Conférence gratuite – réservation souhaitée en cliquant ICI

Dans le cadre du cycle Punch, un travail d’enquête a été lancé sur la manière dont le numérique modifie le réel sur le terrain. De comment il change nos vies. Pour collecter des retours d’expériences, mais aussi nourrir une production de savoirs et de pratiques. Pour pouvoir dire quand et où la digitalisation n’est pas intéressante, voire se révèle contre-productive. Pour devenir aussi légitimes pour questionner le contenu des dispositifs numériques implémentés.

Au niveau des hôpitaux, ce travail est détaillé dans un texte intitulé « Art infirmier et numérisation » . Il a été réalisé par Fadma Amjahad, Marie Vialars (infirmières aux urgences, membres du collectif La santé en lutte) et Guillermo Kozlowski (chercheur au CFS et membre du groupe PUNCH).

Le 18 mai aura lieu une présentation de ce travail au PointCulture à 10h30. Il nous semble important de partager les questions et les enseignements de notre démarche. Celles de non-spécialistes qui s’intéressent à la numérisation non pas comme des ignorants, mais comme des gens compétents qui évaluent à partir de leurs expériences les modifications apportées par la digitalisation du monde.

À lire : interview de Guillermo Kozlowski  réalisée par le Gsara.

Cycle numérique 2022

Il y a quelque temps, interroger la digitalisation du monde était une question spéculative : on tentait d’imaginer la forme qu’elle pourrait prendre, et ses éventuelles conséquences. Quand le groupe PUNCH (Pour Un Numérique Critique et Humain) a commencé à s’intéresser aux changements que la numérisation allait produire dans la société, cela relevait d’un travail sur toute une série de « nouvelles pratiques ».

Aujourd’hui, il nous semble qu’il est temps de faire une sorte de retour d’expérience.

D’une part parce que le numérique est dans notre quotidien. Non plus une étrange et mystérieuse promesse, mais un élément banal. La présence du numérique n’a plus rien d’étonnant, c’est au contraire lorsqu’on se retrouve « sans réseau » que la situation paraît exceptionnelle.

D’autre part parce que nous avons beaucoup plus de savoirs sur ce qu’implique l’utilisation des machines digitales, mais ce savoir est à la fois peu visible, puisqu’il n’a plus rien de spectaculaire, et aussi – c’est peut-être là l’essentiel – peu mis en valeur, parce qu’issu de la pratique, du terrain, de métiers souvent déjà peu valorisés : infirmières, travailleurs sociaux, animateurs des EPN, mais aussi chacun d’entre nous dans notre quotidien…

La question est de comprendre ce que le numérique rend possible, et ce qu’il rend impossible ou très difficile. Quels sont les agencements réels avec l’économie, mais aussi avec les problématiques DRH du management, avec la privatisation… ?

On voit déjà bien ce que produit la numérisation, mais l’intérêt est d’en proposer autre chose qu’un simple retour utilisateur : poser l’importance de l’expérience, de plus en plus contestée par des savoirs formalisés, évaluables, communicables… et poser cette importance non pas comme une marque de nostalgie, mais comme une production de nouveaux savoirs.

Retrouvez les épisodes du cycle numérique en version podcast sur Arteradio !

🎧Cliquez-ici pour les écouter !

Retour en images sur la réflexion collective « Bientôt deux ans d’éducation permanente sous Covid, et maintenant ? » du 18/02/22.